Claude Semal sur la réforme et suppression de la pension des travailleurs des arts


 

Par Claude Semal  (Artiste / Gauche / Belgique)

Diffusé par mail le 18 juillet 2026 

ILS ONT OSÉ
 
Le Parlement fédéral vient de voter le texte de loi de Jan Jambon qui supprime, de fait, la pension de la majorité des travailleuses et travailleurs des arts.
La totalité des députés MR et « Engagés » ont voté cette loi au parlement fédéral – ce qui rend d’autant hypocrite l’attitude de celleux qui, comme la Ministre de la Culture « Engagée » Elisabeth Degryse, prétendent « défendre » de la main gauche les professions artistiques pendant que leurs partis les assassinent tranquillement dans le dos de la main droite.
 
Nous n’avons certes pas attendu que le gouvernement Arizona s’en prenne au secteur culturel pour dénoncer sa politique antisociale – avec, notamment, l’expulsion de 300.000 personnes du chômage, et le harcèlement quotidien des allocataires des CPAS. Mais la désinvolture avec laquelle ce gouvernement pourri s’en prend ainsi frontalement à l’ensemble de celles et ceux qui bâtissent quotidiennement notre imaginaire collectif, annonce peut-être dans la souffrance les temps barbares à venir.
Car ce monde sans enseignement et sans culture, où les gouvernements ne thésaurisent plus que dans les chars et les avions de combat, c’est celui de la droite extrême, et qui n’a jamais eu pour seule finalité que la guerre et la misère.
Voilà peut-être la leçon politique de cette séquence : c’est l’extrême-droite flamande qui donne désormais le « la » de la droite extrême francophone.
 
J’entends parler ici et là de « gréve de la culture ».
Why not, mais n’est-ce pas précisément ce que veulent nos ennemis : nous faire taire ?
Je crois plutôt aux vertus de l’action de masse, au harcèlement permanent des hommes et des femmes politiques incriminés (pas une apparition publique sans des pancartes : « Voleurs de pensions ! ») et aux sabotages ponctuels de leurs outils de propagande et de communication (nous avons les plans techniques de toutes les salles de meeting et de tous les studios) : c’est leurs voix hypocrites et criminelles que nous devons invisibiliser, pas les nôtres !   

C’est leurs micros qu’il faut couper, pas les nôtres ! 

 

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